Je vous souhaite une année 2026 pleine de courage et de douceur. Le courage de regarder les défis qui nous attendent. La douceur de le faire sans violence et avec beaucoup de soin.
Mais qu’est-ce que le courage ?
Vous savez peut-être que le mot courage est apparu dans la langue latine au XIème siècle en prenant pour racine le mot cœur. Avoir du courage c’est remettre notre cœur au centre. Le cœur entendu en son sens premier à savoir le siège de l’intelligence, des sentiments et de la volonté. Le courage ne consiste pas à ne plus avoir peur mais à regarder nos peurs avec intelligence, sentiment et détermination. Ce qui fige notre réalité n’est pas la peur, mais plutôt notre déni de la peur. Notre refus de la considérer, de l’accueillir. Cette peur peut être individuelle, banale, petite, intense, isolée ou partagée : peur de la douleur, de la maladie, des obstacles professionnels, des chagrins, angoisse face à la menace d’une guerre, expérience d’éco-anxiété…
À un niveau personnel comme à un niveau collectif, les peurs sont nombreuses en ce moment et je peux même dire que bien souvent elles sont entretenues par ceux qui gouvernent le monde…
Alors que faire en 2026 ?
Apprendre à apprivoiser nos peurs pourrait être un beau chemin. En tout cas, c’est une possibilité qui m’enthousiasme. Découvrir des manières d’aller au-delà de l’endroit où je me crispe, où je me ferme, où j’ai envie de fuir ou de disparaître m’apparaît comme une bonne idée. Faire juste un petit pas de plus pour franchir cette barrière virtuelle élevée par mes craintes. Aller voir de l’autre côté de cette barrière si c’est aussi dangereux que je veux – et que l’on veut – me le faire croire.
Pour approcher nos peurs il existe différentes voies : l’écriture peut être une formidable exploration. L’amour peut guérir. L’écoute d’une amie, d’un frère de cœur, d’une thérapeute est salvatrice. La méditation — et notamment certaines méditations guidées — est également une pratique très concrète pour apprivoiser ces démons intérieurs qui nous tirent vers le bas. Et ceci sans violence aucune. Car la plupart du temps, ces démons attendent simplement d’être reconnus pour se transformer en allié·es.
Place à la douceur
Si j’aime tant la méditation — que j’ai rencontrée il y a plus de vingt ans — c’est précisément parce qu’elle me permet de travailler en profondeur mais toujours avec une grande douceur sur ce qui me bloque. La méditation n’est pour moi pas une épreuve de force ou de discipline., Elle n’est pas un challenge à relever. Elle est plutôt une manière tendre et posée de prendre soin de moi. Avec détermination certes, mais sans brutalité. Ces quatre dernières années je me suis formée au processus méditatif et thérapeutique mis au point par l’enseignante américaine Tsültrim Allione à partir de l’héritage tibétain qu’elle a reçu. Celui en particulier d’une femme extraordinaire qui a vécu au XIème siècle. Pendant que les Occidentaux forgeait le mot « courage », une jeune femme du nom de Machick Labdrön (Précieuse Lumière) transmettait aux Tibétains une pratique puissante et radicale pour se libérer de ses démons.
Neuf siècles plus tard, l’enseignante américaine Tsültrim Allione a retravaillé cette méditation. Elle l’a rendue accessible aux Occidentaux en y apportant une dimension psychologique basé sur le travail de Carl G.Jung. Ainsi est née « Nourrir ses démons », une méditation progressive qui permet de regarder nos peurs en face . Cette méditation n’est pas un exorcisme (il ne s’agit nullement de combattre des forces maléfiques extérieures) mais une transformation de nos névroses en source d’inspiration. Ce processus guidé nous permet de ne plus mettre de côté nos émotions mais au contraire, de travailler avec elles.
Mettre en lumière
Découvrir « Nourrir ses démons » c’est un peu comme allumer une lumière dans une pièce toute sombre. Prenons l’exemple d’une cave. Vous entrez dans cette pièce obscure, silencieuse et vide. Vos yeux ont du mal à s’habituer. Votre esprit imagine immédiatement toutes sortes de choses. Vous croyez distinguer une forme inquiétante. Votre main hésitante appuie sur l’interrupteur et vous découvrez un tas de bûches, un fauteuil de jardin ou des cartons de déménagement. Vous soufflez, vous esquissez même un sourire et vous sentez que votre corps respire à nouveau, que votre cœur reprend sa place au centre de votre être.
Découvrir la méditation « Nourrir ses démons » c’est un peu comme allumer une lumière dans une pièce toute sombre.
Si l’on reste trop longtemps dans l’obscurité de notre confusion, notre esprit va imaginer des choses de plus en plus terribles, dûment alimentées par le contexte social et politique. Si l’on allume la lumière de notre cœur (siège de l’intelligence, des sentiments et de la volonté) ce qui apparaissait flou et vide de sens se transforme peu à peu en une forme reconnaissable qui nous indique la direction à prendre.
Faire face aux défis
2026 porte déjà son lot d’incertitudes. Il va nous falloir non pas fuir mais apprendre à danser au cœur de cette incertitude. Pour cela prendre véritablement soin de ce qui nous bloque peut libérer en nous la force nécessaire pour passer à l’action. Nous pourrons alors nous engager et prendre soin de celles et ceux qui nous entourent. Car nous libérer de nos frayeurs c’est aussi libérer le monde de nos frayeurs. Pour cela, cette année je vais proposer un cycle autour de cette approche méditative et thérapeutique que constitue « Nourrir ses démons ». Aucun prérequis n’est nécessaire, seulement du cœur et de la douceur. Si vous souhaitez recevoir le programme laissez-moi un commentaire et je vous répondrai par mail.
Nous libérer de nos frayeurs c’est aussi libérer le monde de nos frayeurs.
Puisse 2026 être l’occasion de laisser éclore le meilleur de chacune et de chacun d’entre nous. Avec tout mon amour.
Photo de couverture : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8452658b/f38.item



