Les réseaux sociaux, une opportunité pour les femmes

Depuis quelques mois je suis « active » sur instagram (abonnez-vous à mon compte ici !) où je découvre une belle écoute et une vraie solidarité entre femmes. M’intéresser et suivre des comptes animés par des femmes m’a amenée à les contacter, à échanger sur nos travaux réciproques, parfois même à les rencontrer dans la « vraie vie ».

Des femmes formidables

Très nombreuses sont les femmes dont je suis le compte instagram à présent : des féministes joyeuses dont les vidéos nourrissent ma réflexion comme @noemie.de.lattre ou @camilletjustine. Des chercheuses, doctoresses et sociologues qui s’intéressent aux liens entre générations comme @julie_talon_crouzet ou @melissa_asli_petit qui écrit notamment pour @vives_media. Des photographes talentueuses dont le regard m’émeut comme @cleliaodette. Des enseignantes de méditation, des thérapeutes, des poétesses…

Faire connaître son travail sans intermédiaire

Sans idéaliser le social media je dois reconnaître qu’instagram donne une nouvelle visibilité aux femmes. Cela, et c’est tout à fait nouveau, sans besoin d’aucun intermédiaire ! Ça change tout ! J’y consacre un chapitre dans mon livre Éclore, enfin dont voici un extrait :

« Fabienne Silvestre, cofondatrice du think tank le Lab Femmes de cinéma, déclare en 2020 au magazine Elle, qu’en France « sur la période 2012-2018, la part des films de réalisatrices stagne autour de 24 % en moyenne. Si, dans les écoles de cinéma, les femmes représentent à peu près la moitié des promotions, au moment de leur premier court-métrage leur nombre en tant que réalisatrice tombe à une sur trois et elles sont une sur quatre à réaliser un premier ou un second long-métrage. C’est comme si elles s’évaporaient ! Les femmes sont moins subventionnées, moins récompensées, moins programmées ».

Devant ce déséquilibre paritaire choquant, il existe alors une manière vertueuse d’utiliser ces plateformes digitales.

Devant ce déséquilibre paritaire choquant, il existe alors une manière vertueuse d’utiliser ces plateformes digitales. Je pense à ces artistes qui explosent sur Instagram : avec ses 295 000 abonnés, l’humoriste Lison Daniel s’affranchit de la médiation des hommes et diffuse des portraits vidéos jubilatoires, vus par plus de 200 000 personnes à chaque fois. Un renversement de paradigme s’opère. Quand il n’est plus seulement réduit à la performance, le digital offre de nouveaux espaces d’expression. Il redevient un média libre. En créant son compte Instagram @les.caractères en juillet 2017, Lison Daniel trouve son propre public, sans intermédiaire.

De son côté, la romancière Sophie Fontanel explique comment Instagram a changé sa façon d’envisager la sortie de ses livres. « Je me suis dit : les critiques vont faire leur travail, ils vont dire s’ils aiment ou s’ils n’aiment pas ; les journaux vont faire leur travail, ils vont décider s’ils considèrent mon livre comme digne ou pas digne de figurer dans leurs pages. Et moi, je vais me mettre en lien avec ces fameux lecteurs potentiels, car s’ils aiment mon travail, ils sont sûrement déjà sur mon Instagram. Avant, ces gens-là, pour les prévenir que tu sortais un livre, il fallait 20 papiers. Maintenant, on n’en a plus besoin. »


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This Post Has 2 Comments

  1. fabienne Répondre

    merci pour toutes ces découvertes que vos news me permettent. en ces jours de covid pour moi J ai eu beaucoup de plaisir regardant Lison Daniel et ses caracteres. Bien cordialement fabienne

    • Marie-Laurence Cattoire Répondre

      Merci pour votre message. Je suis heureuse que ces lectures puissent vous soutenir pendant la traversée de votre covid. Prenez bien soin de vous. Amcicalement. Marie-Laurence

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