Dire oui à la peur, à la tristesse, à l’amour

La semaine dernière j’ai eu la chance de rencontrer Tara Brach, auteure de L’acceptation radicale que vient de publier Belfond.

A l’occasion de la sortie de son livre Tara Brach donnait une conférence à Paris, organisée par l’ADM (Association pour le Développement de la Mindfulness).

La conférence de Tara Brach

Je venais de terminer la lecture de l’ouvrage et j’étais très impatiente de faire la connaissance de cette américaine.

Professeure de méditation, psychologue clinicienne et mère de famille, Tara Brach propose une voie précise et concrète pour s’accepter pleinement.

En réalité, plus qu’une conférence Tara nous a offert, trois heures durant, une véritable manière d’aborder la vie. Avec la plus grande tendresse et la plus grande patience possibles.

J’ai ensuite pu dîner avec elle et lui poser quelques questions, entretien que vous pourrez découvrir bientôt sur Le Monde des Religions.

Le courage de s’accepter

Ce qui m’a frappée dans cette rencontre, c’est la bravoure de cette femme. Le courage qu’elle déploie pour examiner avec honnêteté sa propre expérience. Et ce, dans les moindres détails, dans les coins les plus confus ou les plus sombres. Sans peur ou plutôt, en surmontant la peur.

Quelle peur ? Celle de ne jamais être parfaite. Celle d’être différente de ce que nous voudrions être, de nous confronter à notre vulnérabilité. Cette vulnérabilité qui nous fait si peur mais qui n’est autre que notre humanité pleine et entière, avec ses limites, ses imperfections, sa fragilité, sa beauté.

Son livre est un véritable remède à cette incessante dépréciation que nous nous infligeons. Son approche peut changer radicalement la manière dont nous nous voyons, et par conséquent dont nous voyons les autres.

Rencontre Atelier du 7 juin 2016 à Paris. Extrait :

« Quand je présente à mes élèves la pratique du OUI, les objections manquent rarement, non plus qu’une certaine confusion. Ne s’agit-il pas là d’une énième version superficielle de la « pensée positive », une manière de maquiller la réalité parfois si difficile de l’existence ?(…) Dire oui en vérité, ne revient pas à approuver une pensée furieuse ou plus généralement à se laisser sombrer dans on ne sait quel sentiment. On ne dit pas oui dans l’espoir d’agir sur ses pulsions néfastes ni pour accepter des circonstances extérieures dangereuses : si quelqu’un nous traite mal, il nous faut dire non !(…) Mais même en ce cas, cependant, nous pouvons toujours dire oui à l’expérience de la peur, de la colère, de la blessure quand elle surgit en nous. L’expression du oui constitue une pratique intérieure d’acceptation à travers laquelle, délibérément, nous permettons à nos pensées et à nos sentiments de surgir et de disparaître naturellement. »

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