Méditer pour se préparer au Bac…

La méditation est un chemin personnel, qu’on ne doit imposer à quiconque. Mon premier enfant médite très régulièrement, le deuxième occasionnellement et le troisième est réfractaire ! Et c’est très bien ainsi.
Néanmoins, sans leur demander de méditer, on peut aider ses enfants et ses ados à faire face à des situations anxiogènes comme la présentation d’un exposé ou le passage des oraux du bac.

Offrez-leur de la présence sans prosélytisme.

Leur conseiller de sentir le poids de leur corps sur le sol, de revenir à leur souffle, d’avoir conscience de l’air et de l’espace autour d’eux peut être très utile.

Pour cela, le fait de pratiquer soi-même est un soutien, car il installe une manière d’être ostensiblement présent que vos proches perçoivent très bien.

Pratiquer avec ses enfants ?

Si vous vous sentez à l’aise avec la pratique, vous pouvez tout à fait inviter de temps à autre vos enfants à se joindre à vous ; tout dépend bien entendu de leur âge et de leur envie, ne transformez jamais cela en une contrainte de plus pour eux, ce serait dommage. S’ils sont très jeunes, cela peut être un jeu : le jeu de rester immobile quelques minutes, pas plus, et de sentir par exemple si l’air qui entre et sort du nez ou de la bouche est chaud, froid, s’il chatouille, si le souffle est grand ou petit… ou d’observer, toujours sans bouger, s’il fait beau, s’il fait jour ou si la nuit arrive, s’il fait froid, chaud, etc.

Pour les ados

Quand ils sont adolescents, cela peut vraiment les aider de pratiquer à vos côtés pour le simple plaisir de revenir à l’instant présent et de prendre un peu de distance, pendant une dizaine de minutes, d’avec leurs tracas, leurs devoirs, leurs écrans… dans ce cas, vous pouvez très simplement les guider à voix haute avec une instruction de base simplifiée, et bien sûr la suivre de votre côté au fur et à mesure que vous l’énoncez.

Méditation guidée

« Nous nous posons sur le coussin, nous sentons le poids de notre corps descendre peu à peu sur le coussin, sur le sol, nous retrouvons contact avec la terre ; notre corps est détendu, nos jambes naturellement croisées devant nous, nos mains sur les cuisses de manière à laisser reposer les épaules, le dos est droit sans forcer, les yeux sont mi-clos, le regard posé sur le sol devant nous. Nous essayons de sentir ce qui nous entoure, l’air, la lumière, la présence d’autres personnes, les sons…

Et à chaque fois que nous nous apercevons que nos pensées nous ont embarqués ailleurs, nous revenons à l’instant présent avec précision et pouvons nous dire à nous-mêmes “bonjour”

comme pour saluer notre retour à la réalité directe. »

 

Extrait de La méditation c’est malin, Leducs éditions.

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